Et tu fais quoi en cours de danse ?

Mais plein de choses mon enfant ! Je vois à tes yeux interrogateurs que ça ne t’avance pas…Bien, alors : on va tout prendre de la base.

Au sol

Quand j’étais petit on commençais toujours une classe par des exercices au sol. Le but de cette entrée en matière : commencer à s’assouplir, réveiller la machine, et puis tant qu’on y est faire un peu de muscu (mmmm…séance d’abdos !). Chaque prof à ses tortures personnelles, et il y en a aussi qui ne font rien du tout et passent directement aux choses sérieuses. Donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Néanmoins si vous voyez quelqu’un assis par terre et étendant ses jambes de manière bizarre, se penchant en avant et que vous vous demandez ce qui lui prend : pas d’angoisse, c’est un danseur qui s’étire (ou un yogi, ou un artiste de cirque).

A la barre

Les choses sérieuses commencent. La classe se met à la barre, et fais les exercices que dicte le prof dans un ordre PRECIS.

Là encore je ne vais pas détailler, car ça prendrait des plombes et ce n’est pas le plus fondamental pour comprendre. Sachez juste qu’on commence par les pliés (on dérouille les articulations et on trouve sa verticalité), puis par des exercices où les pieds touchent le sol, plus ou moins rapides, pour finir par des mouvements plus grands où les jambes s’envolent un peu. Le but : faire travailler toute la jambe, de la cheville aux hanches. Et le haut du corps accompagne évidemment le mouvement. On finit généralement (bien que certains profs la mettent au milieu de la barre) par ma torture préférée : la jambe à la barre. Ça veut dire ce que ça veut dire : une des jambes est posée sur la barre, et là on plie, on s’allonge dessus, on la lève, etc…il faut ce qu’il faut pour être souple !

            Au milieu

Ça commence à devenir très rigolo. On est bien chauds, on quitte la barre. On commence d’abord par des exercices de déplacement, puis d’adage. Là le principe c’est qu’on lève haut les gambettes, en essayant de rester en équilibre. Lenteur, calme, volupté, souffrance. L’arabesque est souvent là (équilibre sur un pied, la jambe en l’air est tendue vers l’arrière), ainsi que l’attitude (pareil sauf que la jambe en l’air est pliée). Après viennent les tours : ce sont les pirouettes, soit des rotation sur un pied. Une, deux, trois, quatre, cinq, six d’affilées, plus si affinité…

Ensuite on quitte le plancher des vaches pour passer aux sauts. Ça devient un peu cardio : le tempo est rapide et les mollets sont aux commandes. C’est là qu’on travaille la batterie (les sauts pendant lesquels le danseur, lorsqu’il est en l’air, change rapidement et plusieurs fois ses pieds de position). Mots à connaître : entrechats (sauts sur place, le danseur bat des pieds sous lui-même), brisés (en déplacement, les jambes sont sur le côté)…

Et enfin, mon moment préféré du cours : le grand saut. C’est la fête, le prof comme les élèves s’éclatent, car ce sont presque de mini-variations. Terme à connaître : le grand jeté (saut vers l’avant, les jambes en grand écart), le ciseau (typiquement masculin, comme un grand jeté sauf qu’on change la jambe de devant pendant le saut), la cabriole (vers l’avant ou vers l’arrière les pieds battent rapidement l’un contre l’autre durant l’élévation)…

Et quand tu sors tu es fatigué, crevé, transpirant, collant, mais content ! Vous l’aurez compris, un cours de danse c’est un travail complet : musculaire, articulaire, respiratoire…Que demande le peuple ?

PS : si vous avez du mal à visualiser mes descriptions de pas, n’hésitez pas à en rechercher une vidéos !

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. jmj dit :

    Vous écrivez bien. C’est très agréable à lire. On sent que vous aimez autant l’écriture que la danse.
    J’espère que vous poursuivrez ce genre de sujet technique, avec pourquoi pas en effet des vidéos.

    Aimé par 1 personne

  2. ildanse dit :

    Merci beaucoup jmj, vos compliments me vont droit au cœur ;-). Et merci de me faire penser aux vidéos, il faut encore que je trouve précisément ce que je cherche !

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  3. Léa dit :

    Fan aussi de votre blog !! Vous oubliez les deux fins de cours presque incontournable : la diagonale (ou coda), pour finir bien épuisés (piqués, tours piqués, déboulés), et pour les puristes, finalement, la révérence, pour saluer le travail accompli mais aussi développer l’expressivité…

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    1. ildanse dit :

      Exact Léa, mais il est vrai que la torture finale dépend des profs: manèges, tours en l’air/fouettés, la diagonale et la révérence en effet…ou rien, comme mon professeur actuel 😉

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