Brunch avec la Danse – Dimanche 6 Mars 2016

Salut tout le monde ! Je ne sais pas si vous avez la chance d’avoir devant vous la même chose que Eric Underwood en vacances aux Maldives (cf photo), mais au pire vous savez que je suis là pour vous rassasiez de l’info-danse de cette semaine écoulée !

Commençons par un petit point sur les Benois de la Danse: nous avons appris cette semaine que l’Opéra de Paris sera représenté non seulement par Benjamin Millepied (pour Clear Loud Bright Forward…si, si) et Hugo Marchand (pour son interprétation de Solor), mais également par Hannah O’Neil pour sa Paquita. De plus, le jury a été dévoilé et nous y retrouvons Marie-Agnès Gillot et José Martinez.

Beaucoup d’interviews dans la presse cette semaine: l’Opéra de Paris lui-même a mis en place un live-chat avec Marion Barbeau et Marine Ganio à propos de Iolanta/Casse-Noisette. Les deux Sujets titulaires du rôle de Marie y reviennent sur leur travail au cours de cette création, œuvre de trois chorégraphes différents. L’occasion de faire un peu de pédagogie sur cette soirée qui risque de bousculer le public mal averti…De son côté, Léonore Baulac donne une première interview à Tutti Magazine à l’occasion de sa distribution dans Roméo et Juliette: un cycle de trois entretiens semble prévu. Elle y parle des répétitions, de ses attentes, un peu de ses peurs, à propos d’un rôle qui lui tiens beaucoup à cœur. Le blog Le nombril du Vicomte consacre également cette semaine un beau portrait à Marc-Emmanuel Zanoli, danseur de l’Opéra de Bordeaux. Notons aussi la collaboration entre Bloch et Eric Underwood (qui rentrait de vacances) pour une nouvelle paire de chaussons teintée pour être adaptée aux peaux afros (qui doivent en avoir bien marre de teinter leurs chaussons roses pour avoir un effet « pieds nus »).

Mais les danseurs ne sont pas les seuls à être présents dans la presse: Manuel Legris accorde une longue interview à Dansomanie à l’occasion de sa re-création du ballet Le Corsaire avec sa compagnie de Vienne : chorégraphie, management de la compagnie, relève de danseurs, politique de distribution…énormément de sujets sont abordés par notre Manuel national qui a su mener sa reconversion en Directeur de compagnie avec un certain talent. A propos de sa création, une vidéo des répétitions est en ligne, et elle donne envie ! Danseurs investis, en forme, techniques, tout cela fait espérer de les voir bientôt à Paris, si possible avec ce ballet ! A lire dans le Figaro de ce 5 septembre, une longue interview de Dimitri Tcherniakov, à la tête de l’aventure Iolanta/Casse-Noisette: là aussi l’occasion de faire un peu de pédagogie, et de rappeler que, visiblement, il ne faut pas y emmener les enfants…Enfin Aurélie Dupont soigne son potentiel glam’ avec un making-of de son shooting pour les sac Jérôme Dreyfuss.

Peu de critiques dans la presse cette semaine. Si ce retour sur Tutu des Chicos Mambos m’a un peu déçu par son manque de contenu, ResMusica signe un papier intéressant sur Je t’ai rencontré par hasard de Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault. Déçu par le couple-star, qui visiblement tombe dans la facilité, et cette phrase cruelle mais que je ne peux nier avoir déjà eu en pensés devant mon poste: « on se lasse un peu de la voir enchaîner les grands ronds de jambes, les bras levés et la tête renversée ». Voilà voilà…

Achevons ce Brunch avec la Danse avec notre petit moment en image. Images décalées tout d’abord, entre cette vidéo de Gad Elmaleh (qui a gardé quelques restes de sa relation avec Aurélie Dupont) et cette photo de la Cie Balletboyz (âmes sensibles s’abstenir. C’est ça aussi, la vraie vie des danseurs…). Restons sérieux: nous avons commencé ce blog avec Eric Underwood, nous le finissons avec lui. Il remporte le prix du danseur stylé de la semaine pour ce relevé couronne sous le soleil couchant des Maldives: même en vacances, le danseur stylé ne se départ pas de son art, et ça c’est beau.

Aller, à la semaine prochaine, qu’elle soit bonne et pleines de nouvelles dansées !

Photo de Eric Underwood sur son compte Twitter.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Léa dit :

    Bonne initiative de Bloch et Eric Underwood. Qui m’amène à vous partager cette remarque qui me trotte dans la tête depuis mes derniers spectacles à l’Opéra. Historiquement, le ballet est un art de « blancs » pour les « blancs »… Et ca se sent, notamment dans … les costumes. Alors avec l’arrivée de danseurs et danseuses aux peaux plus ou moins foncées, il faudrait peut-être adapter le reste aussi.
    Quand j’ai vu la seule danseuse métisse de l’Opéra, ben oui on la remarque (allusion à la phrase citée par B. Millepied découvrant le racisme à l’Opéra…). Mais ce qui est vraiment bizarre, c’est pas une danseuse « noire », c’est une danseuse… à demi-noire. Vraiment c’est pas très flatteur pour elle et pour l’ensemble. La cause? Le collant « couleur chair » et les chaussons rose. L’un comme l’autre ont été élaborés pour donner l’impression du nu tout en étant un vêtement. Mais l’impression du nu n’est évidemment pas la même sur une peau mate !! résultat, aux milieux des ombres, des femmes vêtues d’un tutu blanc, on a une ombre qui semble porter un tutu avec un pantalon rose. Un haut mat et un bas rose. Ca n’a aucun sens et c’est pas très beau. Il faut que ces danseuses puissent porter un collant qui soit harmonieux avec leur teint. Le collant rose permet cela pour les peaux blanches, d’autres collants pour les peaux mates. Ca me semble évident. Comme c’est le 8 mars (enfin presque) on notera que les hommes sont moins frappés par ce problème (sauf les chaussons), le collant gris ou noir étant perçu comme un substitut de pantalon et non comme un « nu » qui n’en n’est pas un.

    Idem pour les pointes (même problématique donc que pour Eric Underwood, l’effet brillant du satin en plus). Dans La Nuit s’achève, ouf, pas de collant et donc une belle danseuse qui porte comme les autres un costume. Mais des pointes « rose bonbon » !!! et voilà que la pointe, censée assurer l’élévation de la danseuse et sa légèreté, et là l’effet visuel est assez terrible, Laetizia Galloni a des lignes superbes, mais on a l’impression qu’elle porte des sabots à cause du contraste entre la couleur des pointes et celle de sa peau. Là encore, il y a du boulot pour que l’on retrouve le sens des choses, la pointe est rose parce que Alice Taglioni et ses successeuses avaient la peau claire… C’est la danseuse qui fait la pointe et non l’inverse….
    Bref, y a du boulot !!!

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